L’appel au service retentissait déjà dans mon coeur

C’est par ma grand-mère maternelle que la foi évangélique est entrée dans une petite partie de ma famille. En revanche le foyer où j’ai grandi n’était pas un foyer chrétien dans le sens où mon père, homme ayant des valeurs morales, ne croit pas Dieu. Mais dans sa grâce Christ a permis une paix dans notre maison, si bien que personne ne se dispute jamais sur ce sujet et respecte – avec amour et sérieux – la conviction des autres.

Dans cet environnement, j’ai eu un authentique choix à faire : Continuer d’aller écouter la Parole de Dieu, ou arrêter… c’est en regardant ma mère vivre que j’ai constaté une nette différence… elle possédait quelque chose « en plus », et mon père un jour de me dire « écoute le pasteur COPIN, c’est un homme droit ».

C’est jeune que je fis ma première expérience avec le Seigneur, j’avais aux alentours de 11 ans. Je me rappelle avoir ressenti la présence et la protection de mon Créateur et comme une voix répondant précisément aux questions qui me bloquaient et m’empêchait de le recevoir comme mon Seigneur. Je commençais dès cet instant à prier pour expérimenter la promesse divine : Recevoir l’Esprit-Saint. Il fallut près de deux ans d’introspection, de prière et d’acceptation de la volonté divine pour recevoir, un soir de vacances, cet invité merveilleux dont la présence me fit ressentir une grande puissance et l’assurance que rien ne pourrait plus m’ébranler.

Encouragé, je commençais alors à réaliser ma responsabilité de croyant et à souhaiter m’engager publiquement par les eaux du baptême, en confessant Jésus-Christ comme seul Seigneur et Sauveur.

L’appel au service retentissait déjà dans mon cœur, mais mon tempérament effacé m’empêchait d’accepter un tel avenir, j’avais peur car j’étais conscient de la souffrance que cela nécessiterait… C’est là qu’avec le recul je réalise la sagesse et la tendresse du Seigneur, car il avait prévu un parcours spécial pour ma vie, me faisant traverser des épreuves, des tests, des encouragements, qui au final m’ont formé et donné la force et la connaissance pour réponde « OUI » à tout ce qu’il me demandait. On parle de souffrances dans le ministère, mais il y a aussi d’abondantes joies qui nous les font vite oublier.

Servir Dieu au Nom de Christ, avoir son approbation, savoir que notre vie peut avoir de la puissance et de l’impact dans sa génération, me pousse à ce constat : N’écoutons pas trop nos ressentis et nos mauvaises conceptions de la vie, abandonnons tout à Dieu et il fera de nous des vainqueurs !

David Loriero