Le péché… qu’en fais-tu ?

Sais-tu que la maladie qu’on appelle la poliomyélite peut terrasser un individu et le paralyser en moins de vingt-quatre heures ? Mais la sclérose en plaques atteint un résultat analogue, parfois en vingt ans. Ce mal, presque imperceptible au départ et pourtant présent dans le corps, finit avec le temps par avoir des résultats désastreux. As-tu un péché caché dans ta vie pour lequel tu uses de complaisance ? Tu penses, peut-être, t’en sortir confortablement car, pour le moment, ton problème est insoupçonnable. Tu te crois suffisamment fort pour t’en défaire quand tu veux et comme tu le veux. Sois alors attentif au principe suivant : Un péché non confessé finit toujours par te rattraper !
Le fait que Moïse ait caché «son péché» quelques mètres sous le sable n’avait en réalité rien résolu (Exode 2/11-14). Tôt ou tard, il refait irrémédiablement surface. Ce ne fut d’ailleurs pas long pour lui car, dès le lendemain, sa faute qu’il pensait avoir enfoui à jamais, lui fut reprochée (v 14). C’est pourquoi il eut peur et dit : «Certainement la chose est connue.» «Il y a des gens dont les fautes sont si évidentes que tout le monde les connaît . Il en est d’autres dont les fautes ne se découvrent que par la suite» (1 Timothée 5/24).

La délivrance est dans la confession

Dès l’instant où ton péché t’est révélé, confesse-le et demande de toutes tes forces au Seigneur de t’en débarrasser ; son œuvre à la croix est suffisante pour te donner la victoire. Prie, aie foi et persévère jusqu’à la délivrance. Ne te décourage surtout pas, le combat peut s’avérer rude, mais quel bonheur d’être enfin libre !
Ne reste pas en conflit avec Dieu et ton entourage, car, en faisant ainsi, tu es en réalité malheureux comme David en son temps : «Avant, je ne reconnaissais pas mes torts, je me plaignais toute la journée, et mes forces s’en allaient. Nuit et jour, ta main pesait sur moi et j’étais faible comme une plante brûlée par le soleil. Mais je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : J’avouerai mes fautes au Seigneur. Et toi, tu as enlevé le poids de mon péché» (Psaume 32/3-5 ; Parole de vie).
Peut-être te dis-tu que tu n’es pas responsable de ton péché, mais maintenant ne regarde plus les autres ni les circonstances que tu juges défavorables pour toi. Tu ne peux pas être délivré tant que tu ne reconnaîtras pas que le problème n’est pas tant chez les autres qu’en toi.

La loi de la liberté

La bonne nouvelle c’est que tu as le droit d’être libre. Cela ne signifie pas pour autant que tu n’auras jamais plus de combat pour la simple raison que, tant que tu seras sur la terre, ta veille nature avec ses mauvais désirs voudra constamment régner en toi. Cependant, par l’acte d’amour que l’on appelle la grâce, Jésus a tout accompli sur la croix pour que tu sois déclaré libre. Il te suffit de le croire et de t’approprier cette vérité.
Quand la nouvelle de la fin de l’esclavage proclamée par Lincoln fut répandue aux Etats-Unis, beaucoup d’esclaves n’osèrent même pas le croire. Ils continuèrent à servir leurs maîtres comme auparavant. Par la suite, quand ils virent d’anciens esclaves profiter pleinement de leur liberté nouvellement acquise, ils comprirent que ce n’était pas une plaisanterie. Ils s’empressèrent naturellement de se débarrasser de leurs chaînes pour quitter à tout jamais leur abominable condition de vie, et tout cela dans la plus parfaite légalité.
La Bible te dit que par ta foi en Christ tu n’as plus à être esclave de la loi du péché. Tu es désormais déclaré libre par une nouvelle loi que le Seigneur a instauré depuis Golgotha, c’est la loi de l’Esprit (Romains 8/1-2). Si tu désires sincèrement être délivré de la puissance du péché, reçois la certitude que Dieu le voit et t’approuve, aussi il interviendra pour toi d’une façon surnaturelle au moment de la tentation. Le Seigneur a promis de te délivrer de tout mal : «Il a la puissance de vous empêcher de glisser et de tomber, et de vous amener parfaits et sans péché, dans sa présence glorieuse avec des cris puissants de joie éternelle» (Jude 24).

Alors le péché… qu’en fais-tu ?

Daniel Bodolec